Née au quartier Bezaudin à Sainte-Marie, Marie-Victoire Persanie est une danseuse étoile de bèlè. Fille de Victoire Casérus et d’Armand Saint-Ange Persanie, sa voie était toute tracée afin qu’elle évolue dans le domaine du Bèlè.

 

Mère de cinq enfants, deux filles et trois garçons, ils sont tous danseurs de bèlè. Marie-Victoire a débuté dans la danse bèlè très jeune, elle n’avait que quatre ans. «Le bèlè c’est l’héritage que m’a laissé ma mère. C’est elle qui m’a appris à danser » confie t-elle.

A 14, 15 ans, Marie-Victoire dansait déjà dans les    « kay bèlè » avec Félix Casérus, Carmélite Rastocle, Dulténor Casérus, Emile Laposte…

Au chant, on retrouvait Ti Emile et Carmélite Rangon. Au tambour Féfé Marolany, Galfétè…

 

 

Ex danseuse des groupes Foulards jaunes, Fleur Créole de Ti Emile, Wapa et Matchoucan (son propre groupe), elle a exercé son art de la danse auprès d’illustres danseurs et danseuses comme Julien Vitélius, Evariste Persanie, Mathilde Jean-Louis…

Marie-Victoire Persanie a été élevée au rang de Trésor vivant par la Ville de Sainte-Marie et il n’est pas rare de la retrouver dans les traditionnelles soirées bèlè notamment à la Maison du bèlè ou au pitt Casérus. Mais quand va-t-elle s’arrêter ? « Mais j’arrête tous les jours, plaisante t-elle. Sauf qu’il faut que je n’entende pas le son du tambour et du ti bwa ».

 

Pierre Sotier - Correspondant local de presse, à France-Antilles Martinique